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    5 months ago

    C’est quelque chose que je redoutai voir arriver mais pas à cause de l’IA plutôt parce que les utilisateurs étant de plus en plus encouragés à ne rien faire, aucun effort et juste passer du bon temps en ligne, cesseraient de s’embêter à chercher à en savoir plus, en lisant quoi que ce soit par curiosité, Wikipedia y compris.

    Au fond, ça n’aurait rien de surprenant si l’IA accélérait encore le déclin de la lecture (et de l’écriture), en général. Pourquoi faire un truc lent et fatiguant quand on peut juste demander à une machine de faire quelque chose de plus ou moins bâclé mais bien assez bon pour faire semblant d’avoir compris quelque chose au sujet ?

    Quant au manque de compensation, changer ça tient du doux rêve. Je veux dire, à peu près toute sles IA ont été entraînées/nourries de données vol… je veux dire, sur des donneés dont leurs auteurs n’ont reçu aucune ‘compensation’ en échange. Une fois que ces IA deviendront quelque chose de banal, ce qui arrive encore plus vite que je l’avais imaginé, il n’y a pas la moindre chance que les entreprises qui les possèdent fassent marche arrière sur cette idée que, pour elles, et pour elles uniquement, la culture, le savoir et, je suppose que ça commencera à se voir bientôt, l’expérience/le savoir-faire sont un buffet gratuit illimité.

    La semaine dernière, ma compagne et moi avons fait un don de cent dollars à la Wikipedia US (nous n’utilisons pas trop la VF), comme on le fait régulièrement. Je n’avais jamais envisagé que la Wikipedia puisse… devenir moins essentielle… merde, j’aurai du investir ces 100 dollars dans des actions IA, tabler sur ce (brillant) futur qui s’esquisse.

    edit: typos.

    • PatteBlanche@jlai.lu
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      5 months ago

      “l’IA” réduit le trafic sur le site car les chatbots répondent à la question au lieu d’orienter les utilisateurs vers wikipédia, ça n’a rien à voir avec la curiosité de gens ou leur (supposé) passion pour les taches pénibles.

      • Libb@piefed.social
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        5 months ago

        “l’IA” réduit le trafic sur le site car les chatbots répondent à la question au lieu d’orienter les utilisateurs vers wikipédia, ça n’a rien à voir avec la curiosité de gens ou leur (supposé) passion pour les taches pénibles.

        Bien sûr que c’est le bot qui va lire à la place de l’utilisateur (il faut bien lire ce qui doit être résumé pour répondre à la question), je ne dis pas le contraire.

        Ce que j’ai tenté de dire, c’est que par ce biais d’un assistant IA la personne qui a une question ne va plus avoir la moindre envie d’ouvrir la wikipedia pour la lire elle-même. Et pourquoi faire ? Les utilisateurs (qui ne sont donc plus d’abord des lecteurs) n’auront qu’à poser leur question à cette IA.

        Et ça, ça a beaucoup à voir avec la curiosité, c’est-à-dire la capacité (et le plaisir, malgré l’effort) de lire. Que ce soit une encyclopédie ou n’importe quel autre type de livre.

        Il suffit de voir le succès des ‘résumés d’une oeuvre’ pour sentir que la marché est tout sauf anecdotique des clients qui ne veulent pas se farcir la lecture d’un roman, parce que c’est lo,g et chiant, qui souhaitent juste trouver dans un format condensé les infos clés pour pouvoir prétendre l’avoir lu (genre, pour passer un contrôle en classe, ou pour faire le malin dans une conversation en soirée).

        Enfant, je passais un temps fou plongé dans les dictionnaires médicaux et dans l’encyclopédie que mon père gardait dans sa biblio (en plus d’ouvrages plus… classiques ou de ses PlayBoy qu’il cachait, mal).

        Je n’ai jamais souhaité devenir médecin, alors pourquoi perdre mont temps à lire des dicos de médecine au lieu d’aller jouer avec mes Lego et mes Playmobil, ou même de lire des BD? Parce qu’en ouvrant pour la première ce dico pour répondre à une question toute conne mais très précise (genre, pourquoi j’ai un petit robinet en bas du ventre et pas les filles?) je suis tombé sur un univers dont je n’avais aucune idée. Un univers aussi flippant que stimulant. J’ai complètement perdu de vue ma question relative à mon petit robinet et j’ai commencé à feuilleter ce truc de ouf au hasard, complètement bluffé et aussi effrayé, parfois, par certaines planches illustrées de maladies et autres infections et difformités (à l’époque, je ne réalisais pas non plus la qualité des illustrations, dessins ou gravures car c’était il y a longtemps et c’était déjà de vieux ouvrages, et commet elles initiaient mon goût pour certains styles d’oeuvres d’art). Et, pas longtemps plus tard, ça m’a fait pareils quand j’ai commencé à utiliser des encyclopédies pour préparer mes devoirs et exposés.

        J’ai donc perdu mon temps, beaucoup, à lire plein de choses dont je n’avais aucun besoin. Sans le savoir, ça m’a ouvert pas mal de portes dont j’aurais ignoré jusqu’à l’existence si je n’avais pas perdu tout ce temps. Sans cette rencontre fortuite, avec les pages d’une encyclopédie ;)

        C’est pas pour rien que la home page de la wikipedia propose des articles au hasard, à mon humble avis : stimuler la curiosité et, avec un peu de chance, provoquer une rencontre. Une rencontre qui, dans mon cas, ne serait probablement jamais produite si

        • Je n’avais rien eu d’autre à faire que demander à mon gentil assistant virtuel pourquoi mon amoureuse de l’époque n’avait pas le même petit robinet que moi. J’aurais eu la réponse, fin de cette belle l’histoire… qu n’aurait même jamais vraiment démarré.
        • Si en lisant depuis l’enfance, je n’avais pas développé mon muscle de la lecture et si lire était resté pour moi l’activité pénible que c’était au début, au lieu d’un plaisir à ce joru encore sans égal. On l’oublie hélas souvent : lire est une activité si complexe qu’elle demande à la plupart d’entre nous des mois si pas des années d’apprentissage et de lents progrès pour en maîtriser la pratique.

        Au fond, c’est aussi ça lire, lire le texte par soi-même je me sens obligé de préciser, au lieu d’en lire un résumé tout fait.

        Peu importe la qualité dudit résumé, il ne donnera jamais qu’une interprétation (une perception, une appréciation, etc.) limitée (et parfois aussi, foireuse ou malhonnête) d’un texte dont chaque lecteur du même texte aura pourtant la possibilité de se faire une idée parfois complètement différente (ou pas) et parfois pas moins riche et pertinente que celle de l’auteur du résumé (qu’il soit IA ou humain). Un peu comme lire le roman sera souvent plus stimulant ou, encore plus souvent, se traduire par uen perception et une visualisation des cènes très différentes que simplement en regardant une adaptation (là encore, peu importe ses qualités).

        Et donc en décourageant l’accès direct à la Wikipédia, ou à tout autre oeuvre, on ne prive pas seulement l’utilisateur de l’opportunité de pratiquer la lecture (se muscler) on le prive d’une opportunité de se rendre compte qu’il peut y avoir quelque chose de plus dans la letcure d’un texte intéressant. Quelque chose qui ressemble à un dialogue et à une invitation, parfois un jeu de piste, qui se déroule entre ce lecteur, l’oeuvre et son auteur. Mais pour ça, il faut lire le texte. Pas juste le connaître, même paraitement résumé.

        Pour moi, perdre ça, c’est surtout inquiétant pour les jeunes générations qui rapidement risquent de ne plus connaître ‘l’ancienen approche manuelle’ qui consistait à lire soi-même’. Et ça, c’est risquer de les priver d’une source presque infinie de… possibilités et de rencontres.

        Ou alors c’est juste moi qui, excessivement inquiet de ce que je crois observer, ne comprends simplement rien au potentiel libérateur de ces nouvelles technologie ni à la société ô combien respectueuse de la personne que ces technos sont (frénétiquement?) en train de façonner ? Possible.

        Si tu as lu jusqu’ici, mes excuses pour cette longue réponse. Disons que c’est un sujet qui me préoccupe ;)

        • leftascenter@jlai.lu
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          5 months ago

          J’ai tout lu et c’est top.

          Après je diverge sur les points suivants:

          • la quantité de lecture et d’écriture a plutôt augmenté ces derniers temps, même si je pense qu’elle va de nouveau baisser. (Je recommande ça au passage https://www.sorbonne-universite.fr/parutions/le-francais-va-tres-bien-merci )
          • la curiosité est la même que tu scroll sur YouTube ou que tu lises un dictionnaire médical. Question de préférence individuelle, et de disponibilité des supports. L’IA ne la changera pas, mais changera la manière de “doom scroller” le dictionnaire quand on est un(e) enfant curieux. A ce titre la page proposée par wikipedia est je pense insuffisante par rapport a une encyclopédie ou même un algo de recommendations.
          • la lecture gardera un statut a plusieurs vitesses:
            • le loisir, dont l’art
            • l’apparat, d’où les résumés, les précis de culture générale,
            • la recherche, personnelle ou non,
            • la vitesse de communication (dont les résumés)

          Ce qui m’inquiète est l’accessibilité de l’information sérieuse, la capacité a vérifier des sources et la capacité de réflexion politique quand les IA répondront automatiquement le régime parfait est le notre. Dans la communication, je crains que l’accélération de celle ci soit plus dangereuse que le reste.

          • Libb@piefed.social
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            5 months ago

            Merci pour tes remarques, c’est très intéressant. Et désolé pour une autre réponse en mode tartine ;)

            • la curiosité est la même que tu scrolles sur YouTube ou que tu lises un dictionnaire médical.

            Oh oui la curiosité est encore là, mais comme je le disais (apprendre à) lire est un vrai gros effort. C’est fatiguant avant de, parfois, devenir un plaisir. Or, si nous ne sommes plus habitués ni encouragés à fournir cet effort régulièrement, si tout est dispo en un instant en posant une question, la lecture ne sera plus un choix évident pour beaucoup. Et elle le sera de moins en moins. Elle deviendra même… douteuse.

            Un peu comme le désir d’avoir un peu de vie privée en ligne ou sur ‘nos’ appareils. Une fois que leurs lois anti chiffrement/vie privée seront devenues ‘normales’ et seront passées dans l’usage, disons pour la prochaine génération (aka celle qui est encore en couches culottes aujourd’hui), le fait de souhaiter protéger sa vie privée sera très suspect (et deviendra cite impossible si de moins en moins de devs dans cette nouvelle génération y trouvent de l’intérêt). Et on aura perdu quelque chose d’essnetiel. En tant qu’individus, chacune tout seul dans notre coin, et en tant que citoyens de ce qui ne pourra plus être une démocratie fonctionnelle (le secret est fondamental dans une démocratie). Bref.

            En soit, que les gens cessent de lire ça me serait indifférent car ça ne m’impactera jamais directement, et je pourrais aussi considérer que je suis trop âgé pour m’inquiéter des conséquences à long terme qui elles pourraient m’impacter, mais je ne peux pas ne pas me poser de questions et ne pas m’inquiéter :

            • autant que je le comprenne, le scroll sur YT (ou TikTok, ou que sais-je) n’offre pas les mêmes opportunités de tomber sur autre chose que ce qu’on recherche déjà. Encore moins si on prend compte que c’est l’algorithme qui aliment en contenu le scroll et qu’il va te suggérer un contenu qu’il pensera plus à même de te faire scroller le plus longtemps possible. Donc quelque chose que tu connais/apprécie déjà. N’est-ce pas plus l’action de consommer (toujours plus) au lieu de se rendre disponible pour d’éventuelles rencontre, comme quand on entre dans une librairie sans avoir avec quel bouquin on va en sortir ? Je peux me tromper, bien entendu.
              Pour moi, la possibilité d’être pris de court est clé,ça implique aussi d’être pris à rebrousse poils de temps en temps et de l’accepter. Partout, à tous les niveaux. Pour rester dans la lecture c’est pour ça que régulièrement je vais choisir un livre/auteur à peu près au hasard, si possible dont je n’ai jamais entendu parler. Souvent, je ne vais pas adorer ce bouquin et c’est ok.
            • Ce scroll ne te laisse jamais le temps de réfléchir à ce que tu regardes, contrairement au livre du moins en théorie (car on pourrait discuter de cette mode des séries et des pavés interminables qui fait que le lecteur moderne n’est jamais sans rien avoir à lire). La vidéo, comme le scroll, c’est pas fait pour être interrompu (pourquoi les pubs font chier?) là où le livre est fait pour être mis en pause, refermé et posé parfois pour des années, il est aussi fait pour être ‘discuté’ (même tout seul, ou à distance avec l’auteur), par exemple en annotant ses pages
            • La capacité de satisfaire cette curiosité peut manquer si la personne n’a jamais été éduquée à lire par elle-même. Et elle peut être… sévèrement bridée par les limites de l’IA (technologiques et/ou artificielles, sociales et morales)

            Ce qui m’inquiète est l’accessibilité de l’information sérieuse, la capacité a vérifier des sources et la capacité de réflexion

            C’est ce que j’appelle ‘muscler sa lecture’ et je suis 100% d’accord avec toi. C’est même terrifiant.

            Il me semble me souvenir d’avoir publié sur mon blog, doit y avoir un moins ou deux de ça, un petit billet où je partage (brièvement cette fois ;) mon expérience à regarder deux chaînes d’info en continu (pour le contexte : nous n’avons plus de tv depuis plus de 20 ans) et ma conclusion était que ça n’était pas possible que ce soit purement fortuit à quel point ces chaînes font un (efficace) travail de sape pour désapprendre et surtout décourager tout travail de réflexion chez leur audience, tout travail d’analyse de torrent d’information (en réalité un maigre filet mais répété en une boucle infinie et qu’on fait mousser pour lui donner plus de volume) qu’ils doivent gober sans jamais faire aucune pause sauf pour la pub, qui ne fait que remplacer un flux artificiellement entretenu par un autre, ne leur laissant toujours pas le temps ni l’espace mental nécessaire pour digérer). Une matraquage qui rend impossible d’esquisser le moindre travail critique pourtant essentiel quand on cherche à s’informer.

            • la lecture gardera un statut a plusieurs vitesses:

            Je suis et resterai un lecteur, ça ne changera jamais. Même si plus aucun livre ne devait jamais paraître dans aucune langue que je pratique.

            Mais c’est ce statut de la lecture, justement, qui me fait un peu flipper.

            Bêtement dit, j’aime la lecture non pas pour son statut mais parce que je n’ai pas encore trouvé d’outil plus efficace/pratique pour se confronter à une pensée différente ou nouvelle, qui soit autre que la sienne voire parfois carrément opposée si pas ouvertement hostile à la sienne, tout en pouvant choisir de garder le contrôle dans cette relation (car on peut fermer le livre quand on est trop agacé, pour le reprendre plus tard, même des années). Ou encore pour dialoguer avec des personnes que je ne rencontrerai jamais (lieu et époques) et lire/dialoguer à mon rythme un truc presque impossible à obtenir avec la vidéo qui t’impose non seulement un imaginaire (celui de l’image regardée) mais aussi son propre rythme (y a que moi que ça étonne que depuis 2006 que YT existe les seules grosses évolutions concernent bien plus son look que les outils/options du lecteur vidé »o qui permettraient de finement contrôler la lecture ou, par exemple, de précisément naviguer dans la video pour y trouver facilement un passage spécifique, comme on le fait sans effort dans un texte imprimé).

            Bref, c’est vraiment un sujet passionnant.

        • PatteBlanche@jlai.lu
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          5 months ago

          J’ai pas lu ton com en entier mais tu sembles rester sur la même rengaine qu’on entend littéralement depuis un siècle (reader’s digest - 1922) et qui n’a jamais vu de réalisation concrète.

          Si les gens n’ont pas perdu leur curiosité avec les magazines, les livrets d’opéras, les films, les encyclopédies sur internet, les vidéos youtubes et les smartphones, pourquoi ils la perdrait avec les LLM ?

          • Libb@piefed.social
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            5 months ago

            Si les gens n’ont pas perdu leur curiosité avec les magazines, les livrets d’opéras, les films, les encyclopédies sur internet, les vidéos youtubes et les smartphones, pourquoi ils la perdrait avec les LLM ?

            Je me suis probablement mal exprimé, mais je ne ciblais pas tant la curiosité en soi que la capacité à la satisfaire par soi-même.

            J’ai pas lu ton com en entier mais tu sembles rester sur la même rengaine qu’on entend littéralement depuis un siècle (reader’s digest - 1922) et qui n’a jamais vu de réalisation concrète.

            Si tu entends quoi que ce soit depuis un siècle tu es sacrément plus âgé que moi. Mais si ça peut te rassurer la masse de mes lectures (pas tout, mais une bonne part quand même) sont des auteurs morts il y a un paquet de siècles. Alors ton Reader’s Digest de 1922 ça me ferait sans doute l’effet de lire de la SF d’avant-garde. Manquerait plus que j’utilise un éclairage électrique pour lire, au lieu de ma bonne vieille chandelle.

            Plus sérieusement, j’ai tenté d’esquisser mon opinion sur un sujet qui me parait aussi important que complexe et qui mériterait bien des pages de nuances mais je suis apparemment déjà bien trop long comme ça pour tu me lises en entier. Alors, bon.

            Que puis-je répondre à ta remarque, à part que je l’ai lue mais que ce n’est qu’une opinion. Je veux dire, ça ne me propose aucun argument qui pourrait me pousser à reconsidérer ce que j’ai écrit. C’est come si je disais: je n’aime pas les bananes. J’aime pas, c’est vrai, mais ça ne veut pas dire que les bananes c’est mauvais et que les autres on tort de les aimer. Juste que moi j’aime pas. (laissez tomber les bananes, c’est nul ;))

            Edit: j’ai oublié le plus important: ce que j’ai écrit n’est jamais, là aussi, que mon opinion et je peux me tromper sur toute la ligne. Mon but en commentant n’est pas d’avoir raison mais, en échangeant voire en confrontant nos idées, d’en sortir avec quelque chose de mieux qu’on y est entré ;)

            • PatteBlanche@jlai.lu
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              5 months ago

              je ne ciblais pas tant la curiosité en soi que la capacité à la satisfaire par soi-même

              Je ne vois pas comment l’arrivé d’un outil permettant la satisfaction de sa curiosité pourrait empêcher la satisfaction de sa curiosité. ça me parait contradictoire.

              Si tu entends quoi que ce soit depuis un siècle […]

              Pas besoin de l’entendre de vive-voix : les écrits restent. Et notamment les écrits qui parlent du Reader’s Digest, un magazine de résumé, qui résumait des livres, des articles etc. et qui avait été critiqué pour sa propension à diffuser de fausses informations et pour le fait de détourner des gens d’activités plus sérieuses.

              Et l’humanité a pourtant survécu à ce fléau, les gens n’ont pas arrêté de lire des livres et de faire de la recherche. Il en a été de même pour les autres exemples que j’ai cités plus haut, alors pourquoi en serrait-il autrement avec le boum des IA de ses dernières années ?